Midinette attitude de mère en fille

Voyez-vous, chers amis, la provinciale bon teint qui n’a pas envie de se débattre dans la neige, le dimanche, se livre à de multiples activités. Et, une fois qu’elle a réussi à sortir de sa cuisine, elle est navrée de voir que la prunelle de ses yeux, sa progéniture adorée, si on la laisse faire, est bien capable de passer son après-midi à jouer à la console de jeux.

Pour qui est, comme toute mère, munie d’une fonction « auto-culpabilisation » intégrée (avec toutes les mises à jour, mieux qu’un anti-virus), cette perspective est pour le moins navrante.

Or donc, la provinciale passe donc un certain temps (Voire un temps certain) à se livrer à toutes sortes d’activités ludiques passionnantes avec ses enfants : Dessin, peinture, pâte à modeler, reproduction d’une chorégraphie de Lorie, jeux de société, lecture d’une histoire...

Satisfaite d’avoir ainsi, ainsi que monsieur sonmari, sauvé sa descendance de l’esclavagisation des nouvelles technologies tout en passant d’agréables moment avec ycelle (A la vérité, monsieur monmari a refusé tout net d’effectuer la chorégraphie loriesque, en revanche, il ne s’est pas privé de commentaires plus ou moins flatteurs), elle se trouve dans de bonnes dispositions pour répondre favorablement à la demande de sa fille, quand celle-ci demande en fin d'après-midi à visionner le précieux DVD acheté par elle grâce au sponsoring grand-parental communément appelé « étrennes ».

Comme la provinciale a du travail (prévoir AU MOINS 1 ou 2 menus pour la semaine) elle consent même à poser son admirable ( !) séant sur le fauteuil voisin de celui-ci de la douce enfant.

Elle note néanmoins que les deux mâles de la maison, le père et le fils donc, sous prétexte d’un niveau de jeu d’arcade que le petit garçon n’arrive pas à franchir, ont fui le salon à l’énoncé de l’œuvre cinématographique prévue.






High School Musical.


Et là, la mère dévouée fait plusieurs constatations.

- Ce film est vraiment niais.
- Ces acteurs sont vraiment niais.
- Cette histoire est vraiment niaise.
- Leurs chorégraphies sont tout de même franchement plus réussies que celle qu’elle a précédemment tenté d’exécuter (Oui, c’est le mot adéquat) avec la chair de sa chair.
- Ce jeune acteur a décidemment de beaux yeux
- C’est entraînant tout de même ces chansons. Tarte à la crème, mais entraînant.
- C’est drôle, mais cette histoire me rappelle quelque chose...

Attendez voir.

Deux jeunes gens se rencontrent inopinément sur leur lieu de vacances et découvrent l’amour (Chanson). De retour au lycée (Chanson), la jeune fille se trouve brutalement projetée (Chanson) dans le même établissement que son chéri de l’été (Chanson). Hélas, tout les sépare. (Chanson). Ils sont tristes. (Chanson) Finalement, l’Amour finira par triompher. (Chanson).


Ah ben oui, ça me rappelle vraiment quelque chose….


(Rappelez-moi d’éviter de lancer imprudemment des remarques sarcastiques à ma fille, j’ai acheté il y a quelques mois un journal TV uniquement pour POSSEDER -enfin- ce chef d’œuvre…)

Comment porter le chapeau

Chers amis, aujourd’hui, de retour après une très vilaine grippe, m'ayant condamnée durant 1 semaine à essayer de décider, grâce à une relecture asidue, duquel est le plus sexy, Ranger ou Morelli, je vais vous entretenir d’un sujet d’une importance cruciale pour une provinciale.

Et attention, je ne vous parle pas de la « vraie/fausse provinciale » de grande ville qui, joie pour elle, dispose d’un vaste choix de boutiques de mode, mais bien de la provinciale de base, celle de la petite ville ou de la campagne (Oui, horreur) (Oui, je plaisante), qui dispose dans le meilleur des cas d’un accès à 3 ou 4 boutiques de grandes chaînes type p*mkie ou k*okaï, plus 2 magasins grandes tailles et un chapelier spécialisé dans la casquette en tweed et le bibi pour mère-de-la-mariée.

Et c’est là que les choses se corsent. Car une provinciale comme moi, pour bourgeoise et rangée qu’elle soit, a parfois des passions inavouables. Ainsi, j’adore porter le chapeau. Enfin, depuis mon adolescence, j’adore porter quelque chose sur la tête.

C’est ainsi qu’à 17 ans, je me promenais crânement dans les rues de C*, 30 000 habitants, coiffée d’une casquette en velours noir… sous les quolibets pas forcément flatteurs de mes con-génères. Et pourtant, j’ai retrouvé des photos, elle m’allait vraiment très bien cette casquette, et cette année-là, on en voyait dans tous les magasines. Mais l’ado de province moyen des années 80 avait du mal à accepter la mode autre que jean/sweat/basket. Ajoutez à cela que mon amour des livres, du latin et des poètes allemands ne me rendait pas forcément populaire dans mon lycée, et vous aurez une vague idée du cauchemar absolu que représente pour moi mon adolescence ! Néanmoins, un petit côté provocateur bien enfoui, voire même un esprit de contradiction bien ancré, m’a fait persister dans le port de la casquette durant out l’hiver. A noter d’ailleurs que j’ai porté à nouveau ce couvre-chef lors de mon entrée en fac, dans cette grande ville ch’ti de L. et ce sans aucune remarque de qui que ce soit.

Après quelques années de travail dans une ville de la côte où le vent ne s’arrête jamais, j’ai perdu l’habitude de me couvrir la tête, ma casquette fétiche s’étant envolée, un jour de grande marée.

Et puis, il y a quelques années, le côté « fashion victim » s’est réveillé en moi, lors d’un samedi « shopping » à Paris. Devant moi, des avalanches de chapeaux, bibis, casquettes, bonnets, cloches, feutres… s’étalaient devant mes yeux hagards. J’ai ainsi fait l’acquisition d’un chapeau en velours prune et d’une nouvelle casquette en velours noir (Il y a quelque choses entre moi et les casquettes noires, ça ne se discute pas, c’est comme ça !).

Le lundi suivant, j’enfonçais donc crânement (Je sais, je sais, je n’ai pas pu résister…mais c’est lundi et je suis encore un peu balade…) mon chapeau sur mon occiput et partis au travail.

…et rien n’avait changé…

… sauf la manière de l’exprimer…

Le provincial de base, donc, se contente de chuchoter, de se pousser du coude, de se retourner et de retenir ostensiblement un fou-rire…

J’ai vérifié ces différentes attitudes avec les deux galurins sus-mentionnés, avec d’autres casquettes, avec un vrai béret basque rouge pétant, avec un magnifique chapeau noir, avec des maxi-bonnets… mais avec une nuance…

Alors que l’année dernière j’amenais la marmaille à l’école dûment couverte, je sentis quelques regards envieux…

En 2 semaines, nous étions une dizaine à arborer nos préférences, aidées par la mode de la casquette en tweed ayant pénétré avec retard jusqu’à la bonne ville de A. , 40 000 habitants.

Je me pose quand même des questions sur moi-même, puisque du jour où j’ai vu d’autres personnes arborer ce type de coiffure, je n’ai plus mis la mienne, mais d’autres plus originaux.

Cette année, les -10 à -12° ayant régné un moment dans ma douce et riante contrée, le maxi-bonnet en laine s’est bien porté chez certaines jeunes (Oui, enfin, jeunes, de mon âge, quoi !) femmes, pour la plus grande joie de nos oreilles transies.

Il semble donc que le chapeau se démocratise…

A mon avis, ils sont mûrs pour que j’essaie la maxi-capeline cet été…

Et vous, vous aimez porter le chapeau ?

PS Pour moi, le plus sexy, c'est Morelli, évidemment...
PPS Avec une petite touche de Ranger de temps en temps quand même, faut pas être obtuse, non plus...

Nous sommes deux soeurs jumelles !


Jincy Willet Gloire, honneur et mauvais temps 10-18


Voilà un livre qui m’a valu bien des tergiversations, chers amis. Autant le titre et la couverture me paraissaient alléchants et prometteurs, autant la 4ème de couverture refroidissait mes ardeurs. J’ai d’ailleurs fini par craquer et acheter ce livre. (Alors que je ne craque bien évidement JAMAIS pour un livre, chers amis) (Vous m’avez crue, j’espère ?)

L’intrigue tient en quelques mots : Abigail et Dorcas sont jumelles et totalement dissemblables. L’une, Abigail, est en prison, accusée de meurtre, l’autre, Dorcas, bibliothécaire de son état, lit la biographie de sa sœur et à sa manière caustique et ironique, se souvient.


L’un des thèmes principaux de ce livre est bien sûr la dualité de l’être humain, illustrée tout d’abord par le dialogue impossible des 2 sœurs, l’une le corps et l’autre l’esprit. Telles deux faces du même Janus, elle entretiennent un rapport d’amour-haine d’autant plus fort que l’une d’entre elles semble l’ignorer superbement. Dualité également des personnages masculins, en retrait mais sans qui rien n’arriverait jamais : 2 écrivains, 2 aspects aussi détestables l’un que l’autre de la littérature : Un poète obsessionnel et abscons de la géographie féminine intime, universellement admiré-et-incompris et son ami d’université, dont il s’avère être le souffre-douleur, auteur à scandale de biographies trash de stars en tout genre.


La narratrice, grâce à un art maîtrisé des digressions qui finalement n’en sont pas, nous fait en outre profiter des théories réjouissantes de Dorcas sur les vrais et faux yankees, dessinant en filigrane un questionnement proprement américain sur l’identité, au travers d’une écriture fine et délicate, dessinant, par petits aplats de peinture au couteau, le portrait d’une Amérique amère et sclérosée.

Au final, un premier roman bourré d’humour et sans concessions, que je vous recommande chaudement, chers amis, et dont vous pourrez lire un extrait ici. Je n'ai pas trouvé d'autre avis, (Je n'ai pas beaucoup cherché, à vrai dire, hum) mais vous pouvez me les signaler.

Hypocrisie, traditions et petits fours

Attention, post formellement déconseillé aux âmes sensibles, particulièrement en cas de digestion difficile sur foie malmenée par des abus réveillonesques .…

Avez-vous remarqué ?

Depuis quelques jours, elle est revenue…

La phrase qui tue.

"Bonne année et bonne santé, la santé surtout. C'est le plus important, hein"

La phrase sincère, aux termes choisis, pas du tout convenue, pas du tout attendue, prononcée et entendue dans l’amour du prochain le plus parfait…

Certes, chers amis, je sais à quel point il est difficile d’être original dans ce genre de circonstances. Et aussi, que la santé est la condition sine qua non d’une vie convenable. Je me fends personnellement d’un sobre « Meilleurs vœux » accompagné d’un sourire, qui ne m’engage pas à grand-chose et permet à mon interlocuteur de choisir lui-même sur quel élément de sa vie il est nécessaire que se portent ces vœux.

Mais cette phrase, en 2 jours de labeur au sein de notre glorieuse administration, j'ai dû l'entendre, au bas mot 50 fois, dite à moi, dite à d'autres, et SURTOUT dite au téléphone à ses interlocuteurs par ma collègue la plus proche.

Au secours.

Je déteste les 15 premiers jours de janvier.

En général, je m'arrange pour ne pas trop errer dans les couloirs... Mais la nature a tout de même quelques exigences... Sans parler des réunions et autres joyeusetés de la vie de bureau.

Il s'avère que j'ai beaucoup de mal à être hypocrite. En général, je porte mes dégoûts et mes antipathies peints sur le visage.

Alors l'idée de devoir bisouiller 2 voire 4 fois les joues de personnes dont la plupart me sont au mieux indifférentes me dégoûte un peu.

Et puis, le mail fatal est arrivé cet après-midi.
" M. le Grand Manitou Supérieur vous invite à la cérémonie (sic) des vœux, mardi 13 à 16H".

Arghhhh

LES VŒUX DU DIRECTEUR

Speechs aussi inintéressants qu'obligatoires, (Heureusement brefs, le Directeur n'aime pas les vœux non plus).
Verres de cocktail de jus de fruits. (Je travaille dans un " groupe " où le Règlement Intérieur interdit " l'introduction de boissons alcoolisées dans les locaux du service ") (On sait rire dans la Fonction Publique Française !!)

Petits fours et hypocrisie.

Bonne année, bonne santé léchons-nous le museau, y'a d'la joie.

Je n'aime pas embrasser les gens que je connais à peine. Surtout ceux qui EN PLUS vous tiennent l'épaule. (Comme ça, tu ne peux plus te sauver hinhinhin)

Mais il y a pire.

Il y a quelques années, j'avais un collègue.

En fait, un adjoint.

Qui puait.

D'ailleurs, en famille, nous le surnommions, " Le puant ".

Et croyez-moi, il y avait de quoi.

Précaution oratoire : Tout ce qui va suivre est RIGOUREUSEMENT EXACT. Je n'ai exagéré aucune réalité pour vous amuser (ou vous dégoûter). C'est la vérité pure, mes collègues et moi-même avons beaucoup souffert. Sans rire.

Or donc, ce monsieur, appelons-le Pedro, ne se lavait JAMAIS. S'était-il déjà lavé dans sa vie, j'en doute. Imaginez un petit homme très très maigre, très laid (Il n'y était pour rien, mais en plus il ressemblait à un rat, le pauvre), la bouche pleine de moignons de dents noires, le visage blanc, avec 2 furoncles, dont un dans le cou qui éclatait régulièrement. (La seule peur de sa voisine de bureau était que la chose éclate au travail). Etant donné les endroits où il se grattait, d'autres furoncles devaient parsemer son anatomie à des endroits stratégiques (Oui, à cet endroit là, oui).

Il avait 2 costumes, datant des années 70, vu l'allure du col et la largeur des bas de pantalons. Un gris foncé, un gris clair. Des pulls de la même époque, et les chemises assorties. Le tout devait être rarement lavé, et nous faisait vérifier de visu la véracité d'une expression : " Jaune devant, marron derrière ". En plus, il augmentait régulièrement le trou de la couche d'ozone.... C'était atroce.

Nous avons tout, absolument TOUT essayé pour essayer de lui faire découvrir les joies pures de l’hygiène et du savon, sans parler du déodorant…


Mais pourquoi je vous parle de Pedro alors que j'en étais aux vœux de bonne année ?


Parce que tous les ans, il fallait y passer.

La bise.

C'était une hantise pour toutes. Les collègues masculins rigolaient. Les joues collaient. On était dangereusement proche du furoncle.

Les stratégies d'évitement ne fonctionnaient pas, Si tu y échappais un jour, tu n'y échapperai pas le lendemain.

D'où, le 2 janvier, présence obligatoire dans mon sac d’un kit d’hygiène de base en milieu hostile (serviette, gant, savon, crème…). « Bonne année, Pedro ».. et hop aux toilettes pour un récurage complet. (Pour le serrement de mains journalier, les boites de lingettes pour bébé sont très efficaces aussi).

C'est sans doute à cause de lui que je n'aime pas les vœux.

Je ne peux pas m'empêcher de me demander.

Et celui-là, il s'est lavé ?



Très bientôt dans ce blog, des lectures passionnantes, des bonnes résolutions et les résultats d’un dur labeur anti-dépression hivernale

Assiette de tapas

Voyez-vous, chers lecteurs, la provinciale, pour peu qu'elle aie soif de nouveautés et d'actualités, se trouve un peu à l'écart du "buzz". Grâce à ses journaux (Provinciale, certes, mais abonnée à ELLE) (Pour les pages littéraires bien évidemment, what else !) (Comment ? Fonelle, qui est-ce ?!!!). Or donc, la provinciale, qui bénéficie quand même du haut débit (Depuis peu de temps, soyons honnêtes), se documente sur la société, la culture, la vie, la coiffure sur les sites d'actu.

Et elle y découvre des choses bien étranges et bien intéressaantes.

- Certains sites font un top ten des livres les plus déprimants de l'année. La provinciale de base est bien heureuse de n'avoir lu aucun de ces livres déprimants. En cas de baisse de moral, elle s'administre une dose de Nicole de Buron ou d'Elizabeth Peters, une giclée jubilatoire de Bronzés (Oui, la provinciale a des enfants et préfére leur éviter le choc de la révélation sur la vraie nature du Père Noël), ou encore une poussée d'adrénaline à Mach 2 avec Tom Cruise du temps où il était encore fréquentable. (Un jour, je vous ferai la liste de toutes les daubes qu je suis capable de regarder, la liste sera longue)

- Comme la provinciale veut briller à la machine à café, elle est capable de lire des informations dont elle se contrefiche gravement, et de découvrir ainsi tout esbaubie que Patrick Bruel (Oui, l'homme à la bouée) va jouer le père de Michel Drucker (Oui, l'homme au canapé). Par la même occasion, elle apprend, que la chose reliée avec des feuilles produite par ledit canap'man (Je me refuse à utiliser le beau mot de"livre" pour cet objet) a donc eu du succès.

-Elle en profite pour tout lire sur des films ou de toute façon, personne ne voudra l'accompagner. Et pourtant, elle en bave d'envie, juste parce que certains critiques font référence en parlant d'Australia à GWTW.

- La provinciale "monte" parfois à Paris, oui, oui. A noter d'ailleurs que ce vocable est toujours utilisé, même si la provinciale, qui vit dans des régions septentrionales, comme elle vous l'a avoué un jour, techniquement, descend (faire les soldes ou acheter des cadeaux de Noël en général) sur Paris. Lors de sa dernière expédition, elle a récolté un PV et médite actuellement sur la possibilité d'imiter ce citoyen britannique, ayant payé son amende sur du papier en rouleaux utilisé en ces lieux où l'on aime avoir de l'aisance. Elle craint cependant que cette initiative ne soit mal perçue par les autorités fiscales et policières.

- Finalement, elle se demande si elle ne préferera pas, l'année prochaine, traverser le Channel, malgré les dangers occasionnés par les singes péteurs. Ceci dit, j'ai toujours pensé qu'il fallait se méfier des choux de Bruxelles. D'ailleurs, je préfére les frites ! Avec un potjevleesh. Et une bière.

- Après ses errements gastronomiques nuisibles à sa ligne (Requiescat in pace), la provinciale se dit que tout de même c'est bientôt Noël (Oui, je sais, c'est un scoop, vous êtes tout émus), et, à côté de son sapin qui clignote de toutes ses guirlandes (J'ai d'ailleurs un aveu à vous faire, j'aime les sapins de Noël bien kitsch ;-)), elle redevient cette douce personne soucieuse de douceur, d'esprit chrétien et de générosité. Néanmoins, quand elle voit qu'on essaie de privatiser cette fête de l'amour et du partage (Ben quoi, on peut rêver), les bras lui tombent de lire ceci, quoiqu'elle soit rassurée par la conclusion de l'article.

Joyeux Noël, donc !

Culture gréco-latine

Maintenant que je vous ai révélé que je ne regardais ni Les experts ni FBI et que je m'endormais même devant Desparate Housewives, il faut que je vous fasse un aveu, qui va définitivement me griller avant même d'avoir recommencé un blog sur de bonnes bases !


Or donc, je suis passionnée de mythologie grecque et de son avatar romain, j'aime les livres bien épais sur Alexandre le Grand ou César, j'ai lu l'Illiade et l'Odyssée à un âge très tendre, j'ai visité la Grèce en pleurant devant chaque monument. J'ai rêvé d'être Hélène de Troie ou Andromaque. (Plutôt Andromaque d'ailleurs, vous verrez, j'ai de bonnes raisons).

Vous avez donc bien devant vous une personne éprise de beauté et d'absolu, qui bien évidement passe son temps à fureter dans des sites à haute teneur culturelle, afin de s'enrichir intellectuellement tout en expérimentant des émotions artistiques de haute spiritualité. Bien.

C'est donc tout naturellement, de manière quasi-innée, oserai-je affirmer, que je suis allée me documenter , oui oui, au Louvre !!


Et j'y ai vu de très belles pierres.





Oui, mais ce n'est que de la pierre, me direz-vous...


Dans un but uniquement intellectuel et culturel, vous vous en doutez, je me suis donc intéressée à l'évolution des représentations de cette période que nous pouvions trouver de nos jours, à travers le 7ème art.


Je peux ainsi vous proposer une vision 2ème moitié du XXème siècle :



Spartacus au slip kangourou


Ou alors une version moderne, début du XXI ème siècle






Achille, le Demi-Dieu (Arghhh)




Hector, le héros (Arghhhh bis)

(Alors, on comprend mieux pour Andromaque ?)


Ou encore


Colin, le légionnaire aux pecs intégrés à l'armure !!


Ou enfin


Russell, le gladiateur


Mon côté pudique me contraint à n'évoquer qu'avec retenue les dérives du péplum (Maciste etc.), mais je ne saurais passer sous silence un chef d'oeuvre du cinéma d'auteur, injustement méconnu, mais qui représente à lui seul la quintessence de l'esprit gréco-romain :





LA DECADENCE ...

Oh, douce nuit !

Vous connaissez la nuit ? Si, si, ce truc noir qui sert de ciel ! Si vous n'habitez pas une trop grosse ville, vous aurez peut-être même la chance d'y apercevoir de drôles de petits points lumineux !

Des étoiles, ça s'appelle.

Et bien figurez-vous que la nuit, à la base, respirons un coup, ce genre de vieux concept, ça peut faire un choc : Et bien, la nuit, c'est fait pour dormir !

Bah, je vous sens surpris là, derrière vos écrans. Si, si, je vous assure.

Ceci dit, je ne me prends pas pour une poule. Ces temps-ci, la nuit commence à tomber approximativement à 17H. C'est tôt. Je conçois qu'on s'accorde une petite rallonge.

Mais quand même, une provinciale de base comme moi, qui travaille, qui gère 2 enfants et un homme, (Si si, le père des 2 nains susmentionnés, que voulez-vous, on est du genre sans fantaisie chez nous), et bien, le soir, quand elle s'est vautrée dans le canap', et a commencé à regarder la TV d'un oeil (L'autre est sur un livre, je ne sais pas regarder la TV sans faire autre chose en même temps) et qu'elle jette un oeil distrait sur un film, ou même une série, et bien, la provinciale, elle se pose des questions de base :

Provinciale , dans un gracieux baillement Dis donc, à quelle heure ça finit ce truc ?
Homme, subodorant la suite A 23 H 10!
Provinciale dégoûtée Ah ben c'est pas la peine que je commence à regarder alors ! Je vais me coucher.
Homme faussement navré Oh, t'es sûre, ça a l'air bien
Provinciale Au revoir ! Bisou ! (Oui, on a le dodo affecteux chez nous)
Homme zappant immédiatement sur Eurosport Buuuuut !

Et oui, la provinciale, comme chacun sait, n'est absolument pas in. Le matin, elle se lève à 6H, et à moins de 8H de sommeil, (Oui, oui, faites le calcul) elle n'est absolument pas capable de produire d'une manière satisfaite le passionnant travail administratif pour lequel son venéré employeur (Loué soit Son Nom) consent à lui verser mensuellement une somme d'argent qui bon an mal an, lui permet quand même de vivre de manière assez confortable.

Voilà pourquoi la provinciale hait, en général, les séries TV.

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi les brillants gestionnaires de cerveaux disponibles qui hantent les couloirs de nos chaines de télévision françaises, pourquoi donc nous programment-ils 3 épisodes de la même série en suivant ?

Personnellement, j'ai du mal à arriver du bout du deuxième avec les deux yeux ouverts. Et je ne vois jamais le troisième. Ce qui me complique sérieusement la tâche quand je veux voir la suite la semaine suivante.

Or donc, j'ai trouvé une solution.

Le boycott.

Pur et dur.

Je ne regarde pas les séries. Ce qui nuit sérieusement à la qualité de mes interventions à la discussion du café du matin.

Voilà pourquoi j'attends avec curiosité et un fol espoir que nos chaines publiques commencent leurs diffusions à 20H35 (Bon, je n'ai pas émis d'opinion sur le bien-fondé de la supression de la pub ni sur le mode de désignation du président de France Télévision, hein, pas de lynchage mal-t-à-propos SVP).

Oui, un fol espoir...

Peut-être un jour, je vais réussir à voir un film jusqu'au bout.
 

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